Le débat

Le Syndic: cœur et bras opérationnel du Fédéralisme

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Quelques réflexions sur le rôle des Syndics sont parfois nécessaires pour comprendre et faire le point sur une position qui joue un rôle fondamental pour notre région, un pilier sur lequel repose notre principe fédéraliste et autonomiste. Les Syndics sont pour le citoyen le premier niveau de relation avec le Gouvernement, le premier point de contact et d’information sur les formalités bureaucratiques, le premier garant de la sécurité environnementale et sociale. Je veux porter à votre attention quelques réflexions pour mettre en lumière une série de vérités sur la condition actuelle dans laquelle nos Premiers Citoyens sont contraints d’opérer. Les Syndics sont coincés dans la logique de l’accomplissement formel qui limite sévèrement, tant bien la capacité de gouverner leurs communautés, que l’expression de la représentation directe vis-à-vis des citoyens qui les ont élus. Dans notre cadre juridique-législatif, nous avons un ensemble de lois sur les responsabilités qui incombent indistinctement sur les Syndics.

Un exemple évident est celui des responsabilités sur les catastrophes naturelles, sur les accidents occasionnels qui impliquent directement les citoyens (chutes, trébuchements, accidents divers, etc.), sur la sécurité au sens large face à des causes imprévisibles suite à des évènements indépendants de l’Administration  municipale. Des responsabilités qui sont présentes à chaque signature apposée sur les actes et à chaque approbation de documents qui aux termes de la loi se traduit par « abus de pouvoir » ou « préjudice à l’égard du trésor public ». Il ne s’agit pas d’obtenir l’abolition des crimes, ni d’avoir l’immunité ou l’impunité, mais d’avoir la possibilité de travailler sereinement et de ne pas avoir peur des conséquences à chaque signature.

Notre Législation régionale, avec clairvoyance, a discipliné avec LR 48/1995 l’allocation des ressources aux Communes, reconnaissant aux Autorités Locales leur propre autonomie financière, assurant au Syndic une source sûre de transferts financiers avec le passage de 95% de l’IRPEF sous forme de ressources sans restriction de destination ou de financement des lois de secteur. Cette approche, qui répond certainement à un principe fédéraliste, garantit au Syndic le préalable indispensable à son activité: l’autonomie financière. L’autre pierre angulaire qui garantit à la Commune un deuxième pilier financier sont les recettes fiscales, les impôts et les taxes. Un système véritablement basé sur l’autonomie fiscale peut responsabiliser l’Administration Communale et soumettre les électeurs au choix d’être moins taxés mais de recevoir moins de services, ou d’avoir de meilleurs services face à des impôts plus élevés. L’électeur pourra ainsi véritablement juger de la qualité du Syndic et de son administration.

Le vote direct pour l’élection du Syndic et du vice-Syndic est certainement l’avant-garde d’une bonne politique et le garantie d’une administration sérieuse.

En poursuivant dans ma réflexion générale: attention à la sélection maladroite de la classe dirigeante, à l’évaluation superficielle des compétences et de la préparation. Les choix des personnes qui occuperont des postes politiques pour toutes les Administrations  -municipales, régionales, nationales-  doivent résulter d’une évaluation minutieuse des aptitudes, des compétences, de la préparation, du lien avec le territoire et de l’honnêteté morale et intellectuelle. C’est là que réside la responsabilité politique des partis et des mouvements. L’Union Valdôtaine est un mouvement qui entretient une relation de proximité avec le territoire, connaît la dynamique de chaque village, donc elle doit rentabiliser avec profit le lien qu’elle a toujours eu avec les citoyens. L’Union Valdôtaine a la capacité de préparer, et elle doit obligatoirement réussir à garantir, une séléction qualitative de sa propre classe dirigeante. Et le Syndic est l’expression principale de ce choix, étant son cœur et son bras opérationnel.

Le Vice-Président de l’UNION VALDÔTAINE

Piero PROLA

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