Le groupe Conseiller

Communiqué de presse – Être minorité linguistique

Au cours de la réunion du Conseil régional des 24 et 25 mars, une motion signée par tous les membres du Bureau du Conseil sera discutée. Elle vise à accroître l’espace radio-télévision dédié « à la défense des minorités linguistiques dans son sens le plus large, en encourageant l’utilisation de nouvelles technologies, ainsi que la production autonome d’émissions radios et télés de qualité ».

L’initiative fait référence à une loi nationale de 1999, « Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche e storiche », inspirée par l’article 6 de la Constitution : « La Repubblica tutela con apposite norme le minoranze linguistiche ».

Mais quand sommes-nous devenus une minorité linguistique ?

Par coïncidence, la motion sera discutée le même jour de l’anniversaire du Traité de Turin – le 24 mars 1860 – quand, avec un trait de plume sur la carte géographique, la Savoie et le Comté de Nice furent cédés à la France. Ainsi, dès l’année suivante, notre région – la seule où l’on parlait principalement et couramment français – devint minorité linguistique dans le Royaume d’Italie.

Les manifestations d’hostilité envers notre particularisme ne tardèrent pas : en 1861 le volume « Droit et nécessité de supprimer le français comme langue officielle dans certaines vallées de la province de Turin » vit le jour. L’auteur était Giovenale Vegezzi Ruscalla, député libéral italien qui mena une bataille politique pour abroger la langue française en tant que langue officielle de la Vallée d’Aoste et pour italianiser les noms des communes.

Ses initiatives échouèrent, mais, comme on le sait, elles furent achevées par le fascisme.

À l’époque, notre identité fut défendue par les interventions du chanoine Edouard Bérard – « La langue française dans la Vallée d’Aoste, réponse à M. le Chevalier Vegezzi Ruscalla » – et de l’abbé Jean Baptiste Cerlogne – « La Valdôtaine ». Ensuite, pendant le fascisme, la « Jeune Vallée d’Aoste » travailla dans la clandestinité pour sauvegarder les traditions locales et l’usage de la langue française.

En 1945, les decreti luogotenenziali et, ensuite, la Constitution et le Statut Spécial garantirent le droit à notre culture et à notre identité et nous sommes toujours en train de parcourir le chemin vers sa pleine reconnaissance.

Parfois, cette spécificité n’est pas suffisamment mise en avant et les opportunités offertes par notre bilinguisme ne sont pas valorisées.

A ce propos, nous signalons la rencontre du 18 mars, organisée par la Présidence du Conseil Régional : Les opportunités de la Francophonie – Les expériences universitaires et professionnelles des Valdôtains à l’étranger.

À la rencontre, modérée par Marléne Jorrioz et Margaux Truc, ont participé Laurent Diemoz, Alys Cretier, Andrea Charrier, Arianna Poletti, Gilles Gressani et Beatrice Bacchilega.

Les témoignages de ces jeunes sont un motif de fierté vu le haut niveau de formation des jeunes valdôtains et ils confirment que notre culture de région bilingue est une richesse qui doit être cultivée et valorisée.

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