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NUMERO / 4 mars 2010  -  Courriel Accueil
Vive lo baou

Finalement, nos adversaires ont jeté le masque.
La récente opération lancée ces dernières années par le petit président ( ce n’est pas ironique, mais quand il militait dans la Jeunesse Valdôtaine c’est ainsi qu’on l’appelait ) est arrivée à échéance : le Galletto a évolué en devenant le roi de la bassecour. Il a raison notre Président lorsqu’il qualifie de « triste » cette opération : elle est triste car il s’agit de transformisme politique où il n’y a rien de nouveau comme le témoigne le parcours politique des personnes qui ont souscrit à l’appel : ils sont tous des « anciens » quelque chose, ou plutôt je dirais des « ex » ( du latin : « provenant de »), car on sait d’où ils viennent mais on ne sait pas où ils veulent aller, c’est ça le collant qui tient uni l’Alpe.
Mais la chose triste qui frappe davantage encore est le fil rouge qui caractérise ces forces : le snobisme culturel vis-à-vis de tout ce qui est valdôtain : ils sont les premiers de la classe, ils ont des solutions adaptées à tout. L’agriculture est à refonder, l’industrie est à plaindre, la culture n’existe pas, le tourisme ce n’est pas ainsi qu’on le gouverne, l’administration des Communes n’en parlons pas : au final, en Vallée d’Aoste tout est à refaire.
Il est triste de voir des ex présidents, ex assesseurs, ex conseillers, ex syndics signer des appels avec le prince du « non », le « vert » Elio Riccarand. Quelqu’un devrait avoir compris que la Vallée d’Aoste continue de progresser malgré trente années de dénigrements, de critiques et de « non » ( non aux bons d’essence, non au casino, non aux subventions agricoles, non à l’autoroute, non aux lycées techniques, non au français dans les programmes scolaires, non aux refuges de haute montagne, non à l’enneigement programmé, non à la construction de nouvelles pistes de ski, non aux remembrements fonciers de Saint-Denis et Torgnon, non à l’agrandissement de l’hôpital, non à Geronimo Stilton, non au numérique terrestre, non au vote électronique, non à la Fête de la Vallée d’Aoste, non à la réforme scolaire, non aux hôtels 5 étoiles de luxe, non à la Cervino SpA, non à Gianna Nannini place Chanoux, non à la Fondation Grand-Paradis, non à l’élargissement de l’aéroport, non à sa réduction, non à la clinique de Saint-Pierre, non au métro à Aoste, non au plan du logement, non aux mesures anticrise, etc. et la liste pourrait être encore plus longue ).
Outre tous ces « non », aujourd’hui c’est toujours la même rengaine autour du prétendu « malaise » qu’ils n’ont de cesse de répéter, sans doute avant tout pour s’en convaincre eux-mêmes.
Toutefois le snobisme culturel de ces moralistes de profession s’aventure désormais dans de dangereuses analyses sur le prétendu déficit de légalité en Vallée d’Aoste, sur le peu de démocratie et de liberté qui, à leurs yeux, caractériserait la vie publique valdôtaine, ce qui témoigne du peu de considération qu’ils ont envers la capacité critique des Valdôtains. Peut-être que le degré de liberté se mesure-t-il par le nombre de bulletins orange glissés dans l’urne ?
La Vallée d’Aoste, en dépit de ces tristes Cassandre, est autonome et l’autonomie est devenue finalement le patrimoine de chacun, la qualité de la vie s’est améliorée et l’Union est encore le point de repère de la majorité des Valdôtains.
Au fil des années, elle est devenue l’un des partis les plus vieux d’Europe, a traversé des crises idéologiques qui ont balayé des partis comme la Démocratie Chrétienne et le Parti Communiste, car son fédéralisme est appliqué et pratiqué chaque jour par ses administrateurs, et surtout parce qu’elle est quotidiennement aux côtés des Valdôtains. L’Union Valdôtaine n’est pas née dans les “salotti”, c’est un mouvement populaire né dans les fermes et « le baou » où en cachette se dessinait le projet de la future liberté pour le peuple valdôtain, et cela toujours dans le respect des valeurs pro aris et focis.
Nos fondateurs n’étaient pas accoutumés aux magouilles citadines. Nous devons être fiers de notre passé et constructifs pour l’avenir. Nous ne pouvons pas toujours dire « non ». Nombreux sont les jeunes qui vont vers le Mouvement car ils sont attirés par la façon concrète avec laquelle nous essayons de résoudre les problèmes.
Faisons donc attention à ces tristes snobs, qui ne recherchent que ce qui est négatif, et sachons apprécier les conseils qui arrivent de la base et soyons toujours à leur écoute.
Ces mois prochains souvenons-nous de ces personnages qui renient les choix qu’ils ont faits. L’Union Valdôtaine est capable de faire face aux défis qui nous attendent avec la rationalité et le sang-froid qui la caractérisent.
Jeannot Tommaseo




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