La loi, qui proposait le financement des missions italiennes à l’étranger et surtout de celle en Afghanistan avec l’envoi de 1.000 militaires italiens supplémentaires, est devenue une autre et inattendue occasion de discorde entre la majorité et l’opposition.
Inattendue parce que tous les groupes politiques avaient manifesté la volonté de voter positivement, aussi ceux de l’opposition : on pensait donc aller à l’encontre d’un vote favorable presque unanime et cela aurait renforcé la dimension d’une politique étrangère partagée et capable de valoriser l’image de notre pays.
Mais la proposition, de la part du Gouvernement, d’un amendement qui prévoyait l’introduction d’une “Mini Naia”, c’est-à-dire d’une période courte, d’environ trois semaines, d’initiation, sur le terrain, de nos forces armées pour environ 5.000 jeunes par an qui en feraient la demande volontaire, a rompu ce climat d’entente que l’on pouvait prévoir et espérer.
Une période de stage comme l’a souligné le Ministre La Russa au Sénat, afin de partager les valeurs défendues par nos soldats qui sont ressenties avec difficulté dans la société d’aujourd’hui, mais cette expérience pouvait être également interprétée comme une occasion de faire du sport et de l’entraînement.
Une décision éducative à court terme et sans aucun sens, a souligné, au contraire, la minorité, qui ne mène à aucune éventualité de trouver du travail pour ceux qui auraient décidé d’y participer, qui aurait submergé le secrétariat du Ministère de la Défense et qui aurait entraîné une dépense insensée. Par conséquent, la minorité, à ce propos, a commencé un obstructionnisme qui a pratiquement bloqué les travaux.
Le ministre La Russa, avec le sens des responsabilités mais aussi avec beaucoup d’amertume, a retiré l’amendement qui prévoyait l’introduction de la “Mini Naia”. Après ce retournement de situation de la part du Gouvernement, la loi sur les Missions à l’étranger a été rapidement présentée et votée par presque tous les groupes ( à l’exception des Radicaux ).
Le Sénat s’est ensuite penché sur le réexamen et la nouvelle votation du décret de loi concernant la Protection Civile ( décret surnommé Bertolaso ) déjà voté par le Sénat et puis modifié par la Chambre où a été effacée la partie qui prévoyait la création d’une SPA à l’intérieur de la Protection Civile.
Par conséquent, le Sénat a nouvellement voté, après l’avoir réexaminée, la loi surnommée “Mille Prorogations” après le passage à la Chambre. Même si, au cours de ces différentes phases législatives, les textes sont modifiés et par conséquent améliorés, on ne peut pas ne pas noter que l’actuel bicaméralisme parfait ( c’est-à-dire deux Chambres superposables avec les mêmes fonctions ) soit un mécanisme dépassé et qui doit être modifié et que les textes législatifs doivent être, préalablement, plus approfondis, étudiés et pondérés par celui ou celle qui les écrit. Ecrire des textes superficiels et en improvisant, en pensant qu’avec différents passages parlementaires ils seront améliorés, n’est plus acceptable.
Antonio Fosson
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